Notre liberté est parfois, et assez paradoxalement, payée au prix de nos souffrances. Quand on suffisamment vécu pour goûter à plusieurs sortes d’injustices nous pouvons enfin parvenir à notre salut : ne plus avoir peur et s’élancer à toute vitesse vers nos objectifs.
Les douleurs nous font prendre conscience de deux essentiels axes la vie :
Tout d’abords, notre solitude vis-à-vis des événements de toute nature car, ceux qui nous entourent peuvent dans le meilleur des cas comprendre, sympathiser, réconforter mais jamais vraiment goûter avec nous autant nos moments de détresse que ceux de bonheur intense. Ces instants sont vécus individuellement, si intimement qu’à la fin notre destinée est tracée au singulier et on apprend alors à assumer tout seul. Certains peuvent devenir amers mais quand la foi habite notre être ces expériences nous incitent à la tolérance, la compréhension d’autrui, renforcent notre autonomie, favorisent notre insouciance envers ce que les autres pensent de nous et donc nous libèrent.
Ensuite, puisque, heureusement, nous ne sommes pas vraiment seuls, notre unique et réel refuge et recours entant qu’humains parfois si faibles et misérables est Allah. Vers Dieu nous nous retournons dans tout événement de la vie, nos prières et invocations sont les baumes à calmer nos blessures, nos remerciements et reconnaissances sont les antidotes d’une arrogance qui tuerait la beauté de cette innocence tardive mais si libératrice. Egalement, dans notre dépendance de Dieu, nous sommes réconfortés et tranquilles car nous nous avouons nos faiblesses et savons bel et bien que, dans sa miséricorde, Allah nous accorde l’assurance que tout ira bien, le bonheur de ne pas être accablé de soucis, comme un enfant.
A certaines de nos questions nous trouvons des réponses, à d’autres non mais nous demeurons paisibles, peut être seront-elles sur notre chemin demain, dans quelques années ou encore dans l’au-delà.
L’insouciante innocence avec des cheveux blancs sur la tête, l’ultime liberté et bonheur.