Quand on pense la vie entant que don Divin qu’il faut veiller à exploiter au mieux dans les actions qui autant nous permettraient autant de remplir notre rôle sur terre comme vicaires d’Allah, khulafā’ que de préparer pour l’au-delà, le temps est incontestablement notre plus valeureux potentiel.

Notre vie se constitue indéniablement d’un nombre défini d’années convertibles en mois, jours, heures, minutes et secondes à travers lesquelles se déroule notre existence terrestre. Si pour certains un investissement positif de ce capital permet de libérer diverses énergies et donc d’exister vraiment en produisant, même modérément ; pour d’autres, ces minuscules instants peuvent passer entre les doigts nonchalamment, conduisant à la perte du potentiel le plus valeureux qui soit.

Ce temps converti en si infimes unités nous échappe souvent car, en petites doses, la perte est à peine tangible. Une soirée, une heure, un gentil quart d’heure… et c’est parti vers un cumul intransigeant, sans merci et qui de plus est constitue en fin de compte toute notre vie.

Assez ironiquement, très souvent nous perdons conscience de l’importance de ce potentiel.  Pris entre les quotidiennes tâches, dans un monde où une torturante rapidité est requise, nous ne prenons plus le temps de déterminer nos objectifs. Pourtant, dans notre frénétique course contre la montre, il nous serait peut être utile de nous arrêter un moment pour décider de notre destination et donc dessiner notre carte de route.

Le temps est un capital à investir et pour cela est requise une studieuse planification qui nous permettrait de  réaliser tout ce qui nous incombe comme responsabilités intellectuelles, spirituelles, sociales ou autres sans que l’une de nos activités n’emporte sur une autre. Cela ne voudrait aucunement dire que nous devrions nous engager à longueur de journée dans des actions sérieuses car Il est également un temps pour dormir et se reposer, un autre pour se nourrir, pour se divertir, savourer l’escalade d’une montagne ou un heureux moment de partage avec ceux qui nous sont chers.

Si demain ou au plus tard dans quelques années nous devrons quitter ce monde, autant se préoccuper, l’espace d’un instant, mais à chaque action entreprise, du pourquoi de nos efforts et de leurs impacts autant sur notre détermination à être des individus existant dument et pleinement en offrant et s’offrant que sur le réel et urgent questionnement sur les dimensions spirituelles de ces actions et si vraiment elles riment avec nos principes religieux.

Notre prophète, paix et salut sur lui dit : «  L’esclave au jour du jugement ne quittera pas la station où il rendra des comptes avant d’être interrogé à propos de quatre choses : il sera interrogé à propos de sa vie, dans quoi il l’a passée ? A propos du savoir, qu’est-ce qu’il en a fait ? A propos de ses biens, d’où est-ce qu’il les a acquis et dans quoi il les a dépensés ? Et a propos de son corps, dans quoi il l’a usé ? »

La vie, ce merveilleux don Divin ne saurait être apprécié à sa juste valeur sans une effective préoccupation de sa préservation et investissement dans les meilleurs des causes. Il est d’autant plus valeureux si on prend conscience que nous pouvons bien le posséder, à l’instant, pour en être dépourvu, peut être bien plus tôt qu’on le pensait.

 

 

 

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